LE BLASON DE NOAILHAC AU 18e SIECLE

 LE BLASON DE NOAILHAC AU 18e SIECLE

©  Document Archives Nationales Paris.

Photos C. Lassalle  - Réutilisation soumise à conditions.


Découverte

Des recherches aux Archives Nationales (Paris) ont permis de retrouver une carte du Duché de Noailles du début du 18e siècle, mesurant 1,92 m sur 1,60 m.

carte du Duché de Noailles du début du 18e siècle

©  Document Archives Nationales Paris.

Photos C. Lassalle  - Réutilisation soumise à conditions.


 

Description

Parfaitement conservée, elle porte, en bas, à gauche, un  cartouche mentionnant : « Carte de la Duché de Noailles qui comprend la Vicomté de L’Arche, la Baronnie de Salagnac, la Vicomté de Carlux, la Baronnie de Malemort, la Duché d’Ayen et les Châtellenies de Mansac, de Noailles, et de Noaillac ». Autour de ces inscriptions, sont disposés neuf blasons. Le blason de Noailles figure au sommet, entouré à sa droite de celui de « Noaillac » et à sa  gauche de celui de La Fage.

cartouche carte du Duché de Noailles du début du 18e siècle

©  Document Archives Nationales Paris.

Photos C. Lassalle  - Réutilisation soumise à conditions.


La « Châtellenie de Noaillac », bien délimitée sur cette carte, donne une image très précise des lieux-dits et de la population, expliquée en partie dans un mémoire de 1737 et pourra être rapprochée du terrier de 1517, documents retrouvés également aux Archives Nationales.

La « Châtellenie de Noaillac »carte du Duché de Noailles du début du 18e siècle carte du Duché de Noailles du début du 18e siècle

©  Document Archives Nationales Paris.

Photos C. Lassalle  - Réutilisation soumise à conditions.

 

Le blason de Noailhac

Le blason de Noailhac , redécouvert aujourd’hui, est une superbe surprise :  Les armes des Noailles, de gueules à la bande d’or (bande d’or sur fond rouge), y sont représentées, mais, ce qui est remarquable, ce sont les ornements extérieurs de l’écu, que l’on trouve à partir du 15e siècle et qui sont généralisés à partir du 17e siècle. Ils se composent d’un heaume portant une licorne en cimier (sur la partie supérieure du casque) et de lambrequins englobant l’écu, longs rubans d’étoffe de la même couleur que les armoiries. Le tout est inscrit dans un ovale portant la mention « Noaillac ».

blason de Noailhac

©  Document Archives Nationales Paris.

Photos C. Lassalle  - Réutilisation soumise à conditions.

 

La licorne

Au 17e siècle, la licorne est devenue l’un des emblèmes les plus utilisés en héraldique, on la trouve surtout dans les ornements extérieurs de l’écu. C’est une figure légendaire qui, selon la tradition ressemble à un cheval, a des sabots fourchus de cervidé et parfois une barbiche sous la gueule. Elle symbolise les vertus des chevaliers et des seigneurs car « sa noblesse d’esprit est telle qu’elle préfère mourir qu’être capturée vivante, en quoi la licorne et le vaillant chevalier sont identiques » (John Guillim 1610). «  Cet animal est l’ennemi des venins et des choses impures ; il peut dénoter une pureté de vie et servir de symbole à ceux qui ont toujours fui les vices qui sont le vrai poison de l’âme » (Marc Vulson de la Colombière 1991). Jusqu’au 14e siècle, la licorne était quasiment absente des blasons.

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